By Oswald Wirth
(Translated by Bro. Vincent Lombardo)
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Source: www.masoniclib.com
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Oswald Wirth LE LIVRE DE L'APPRENTI
MANUEL A L'USAGE DES NOUVEAUX INITIÉS publié par la L∴ TRAVAIL & VRAIS AMIS FIDÈLES En vente sur justification maç∴ AUX ÉDITIONS RHÉA 21, Rue Cujas, PARIS (Ve) 1894 |
Oswald Wirth The Apprentice's Book
MANUAL FOR THE USE OF NEW INITIATES published by the L∴ TRAVAIL & VRAIS AMIS FIDÈLES On sale upon Masonic Proof: AT ÉDITIONS RHÉA 21, Rue Cujas, PARIS (Ve) 1894 |

Voir aussi:Le Livre du Compagnon et Le livre du MaîtreSee also: The Fellowcraft's Book and The Master's Book
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INDEX
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REMARQUE Le présent manuel a été publié pour la première fois en 1894: mais ses auteurs en avaient conçu l'idée dès 1888, lors de la fondation du Groupe maçonnique d'Études Initiatiques, dont la L∴ Travail et Vrais Amis fidèles devait adopter la programme en 1897. |
NOTE This manual was first published in 1894: but its authors had conceived the idea as early as 1888, when the Masonic Group of Initiatic Studies was founded, the program of which was to be adopted in 1897 by the Lodge Travail et Vrais Amis Fidèles. |
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AUX NOUVEAUX INITIÉS
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TO THE NEWLY INITIATED
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Lorsqu'un Maçon se présente pour prendre part aux travaux d'une L∴, il n'obtient l'entrée du T∴ qu'après avoir été tuilé par le Fr∴ G∴ E∴ |
When a Mason shows up to take part in the work of a Lodge, he is not allowed to enter until after he has been tuilé [examined] by the Brother Expert. |

APERÇU PHILOSOPHIQUE SUR L'HISTOIRE GÉNÉRALE DE LA FRANC-MAÇONNERIE
[PHILOSOPHICAL OVERVIEW ON THE GENERAL HISTORY OF FREEMASONRY]
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Certaines idées sont susceptibles d'exercer une puissance attractive sur les individus isolés. Elles les groupent et deviennent ainsi le pivot intellectuel d'une association.
La F∴ M∴, ne se livre plus, de nos jours, à des travaux de construction matérielle, mais elle dérive directement d'une confrérie de tailleurs de pierres et d'architectes, dont les ramifications s'étendaient au Moyen-Age sur toute l'Europe occidentale.
Primitivement tout a revêtu un caractère religieux. Mais l'art de bâtir était plus particulièrement empreint d'un caractère divin. Les hommes qui s'y livraient exerçaient un sacerdoce. Ils étaient prêtres à leur manière. — En taillant des pierres et en les assemblant pour élever des édifices sacrés, ils croyaient rendre un culte à la divinité.
Nous ne possédons que des renseignements précaires sur les plus anciennes corporations constructives des peuples d'Orient. Mais il est singulier de rencontrer dans l'écriture accadienne le triangle Δ comme signe de la syllabe rou qui a le sens de faire, bâtir. — Si ce n'est qu'une simple coïncidence, elle est tout au moins frappante, et les Maçons enthousiastes pourront y voir un indice de la haute antiquité de leur symbolisme, car les monuments chaldéens dont il s'agit remontent à plus de 4500 ans avant notre ère.
Les religions professionnelles étaient conformes au génie du polythéisme gréco-romain; aussi, tant qu'il régna, nul ne put songer à demander compte aux corporations architecturales de leur enseignement religieux particulier. Il n'en fut plus de même lorsque le Christianisme, devenu avec Constantin religion d'État, prétendit fonder l'unité du culte et de la croyance.
Pendant de longs siècles, toute l'Europe occidentale fut en proie à la brutalité de guerriers ignorants, qui ne tremblaient que devant les fantômes de leur imagination grossière. Le clergé chrétien, appliquant en cela les traditions de tous les sacerdoces, apprit très rapidement à dominer ces esprits enclins aux terreurs superstitieuses. Il eut la hardiesse de menacer des conquérants farouches au nom d'un Juge céleste, dont la rigueur impitoyable ne pouvait être fléchie qu'à la faveur de donations pieuses. Ce fut là pour l'Église la source d'immenses richesses.
Parmi les ouvriers soumis à la discipline monastique, les mieux doués ne manquèrent pas de s'assimiler des connaissances suffisantes pour leur permettre de diriger eux-mêmes les travaux de leurs compagnons. Il se forma ainsi des architectes laïques, d'un esprit d'autant plus indépendant, qu'ils prenaient davantage conscience de leurs capacités et de leur talent. Leur autorité ne tarda pas à primer celle des moines, qui virent peu à peu les confréries constructives se soustraire à leur tutelle.
Les architectes du Moyen-Age aimaient à célébrer les solstices, conformément à des usages remontant aux époques païennes les plus reculées. Afin de pouvoir rester fidèles à des traditions équivoques au point de vue chrétien, ils choisirent pour patrons les deux Saint Jean, dont les fêtes tombent aux époques solsticiales.
Il serait téméraire d'affirmer que les deux Saint Jean relèvent uniquement du symbolisme initiatique. Peut-être correspon-dent-ils à des personnages ayant réellement existé. D'autres saints, par contre, ne jouissent de leur privilège céleste, que parcequ'ils furent jadis extraits du calendrier païen. Dans son Origine de tous les Cultes, Dupuis est très explicite à cet égard:
Dans quelle mesure les réminiscences de l'antiquité ont-elles pu influer sur l'état d'âme des constructeurs du Moyen-Age? La question est difficile à résoudre; mais il reste acquis qu'ils étaient animés d'un esprit singulièrement frondeur.
Si nous nous demandons à quelle source a pu être puisée, au Moyen-Age, une inspiration mystique étrangère, ou même secrètement hostile à l'Église, nous sommes amenés à nous souvenir du prestige dont jouissait alors la Philosophie hermétique. Sous prétexte de chercher la Pierre des Sages, des adeptes, c'est-à-dire des penseurs indépendants, s'appliquaient en réalité à pénétrer les secrets de la nature. En approfondissaient indifféremment les œuvres de tous les philosophes, qu'ils fussent grecs, arabes ou hébreux. Cet éclectisme devait aboutir à des doctrines si peu catholiques, au sens ordinaire du mot, qu'il eût été imprudent de les exposer autrement que sous le voile d'allégories et de symboles. La transmutation du plomb en or devint ainsi le thème de dissertations fort savantes, où la métaphysique religieuse avait beaucoup plus de place que la métallurgie ou la chimie. Le Grand Œuvre visait à réaliser le bonheur du genre humain, grâce à une réforme progressive des mœurs et des croyances. La lecture attentive des traités d'alchimie postérieurs à la Renaissance ne peut laisser subsister aucun doute à cet égard, car le style des disciples d'Hermès devint moins énigmatique, lorsque diminua pour eux le danger de s'expliquer librement. |
Certain ideas are likely to exert an attractive power on isolated individuals. They group them together and thus become the intellectual backbone of an association.
Freemasonry no longer engages in material construction work these days, but it derives directly from a brotherhood of stonemasons and architects, whose ramifications extended throughout Western Europe in the Middle Ages.
Initially everything took on a religious character. But the art of building was more particularly imbued with a divine character. The men who dedicated themselves to it exercised a priesthood. They were priests in their own way. — By cutting stones and assembling them to raise sacred buildings, they believed they were worshiping the divinity.
We have only precarious information on the oldest construction corporations of the peoples of the East. But it is singular to find in Accadian writing the triangle Δ as a sign of the syllable rou which has the meaning of doing, building. — If it is only a simple coincidence, it is at least striking, and enthusiastic Masons will be able to see in it an indication of the high antiquity of their symbolism, because the Chaldean monuments in question date back to more than 4,500 years before our era.
The professional religions conformed to the genius of Greco-Roman polytheism; so that, as long as he [Numa] reigned, no one could dream of asking architectural corporations to account for their particular religious teaching. But, it was no longer the same when Christianity, which became the state religion with Constantine, claimed to establish the unity of worship and belief.
For many centuries all of Western Europe was plagued by the brutality of ignorant warriors, who trembled only at the ghosts of their crude imaginations. The Christian clergy, applying in this the traditions of all the priesthoods, very quickly learned to dominate these spirits inclined to superstitious terrors. They had the boldness to threaten these savage conquerors in the name of a heavenly Judge, whose pitiless rigor could only be flexed by pious donations. This was the source of immense wealth for the Church.
Among the workers subject to monastic discipline, the best gifted did not fail to acquire sufficient knowledge to enable them to direct the work of their companions themselves. Thus, lay architects were formed, with a spirit all the more independent, as they became more aware of their abilities and talent. Their authority soon took precedence over that of the monks, who gradually saw the construction brotherhoods withdraw from their tutelage.
The architects of the Middle Ages loved to celebrate the solstices, in accordance with customs dating back to the most remote pagan times. In order to be able to remain faithful to equivocal traditions from the Christian point of view, they chose as patrons the two Saint Johns, whose feasts fall during the solstitial periods.
It would be rash to assert that the two Saint Johns represent solely to initiatory symbolism. Perhaps they correspond to characters who really existed. Other saints, on the other hand, only enjoy their heavenly privilege, just because they were, in times past, drawn from the pagan calendar. In his Origin of All Cults, Dupuis is very explicit in this regard:
To what extent could the reminiscences of antiquity influence the state of mind of the builders of the Middle Ages? The question is difficult to resolve; but it remains certain that they were animated by a singularly rebellious spirit.
If we ask ourselves from what source could have been drawn, in the Middle Ages, a strange mystical inspiration, or even secretly hostile to the Church, we are led to remember the prestige which Hermetic Philosophy then enjoyed. Under the pretext of seeking the Stone of the Sages, the adepts, that is, the free thinkers, were in fact dedicated to studying the secrets of nature. They indiscriminately explored the works of all the philosophers, whether Greek, Arab or Hebrew. This eclecticism was to lead to doctrines so un-Catholic, in the ordinary sense of the word, that it would have been imprudent to expose them in any other way than under the veil of allegories and symbols. The transmutation of lead into gold thus became the subject of very scholarly dissertations, in which religious metaphysics had much more place than metallurgy or chemistry. The Great Work aimed to achieve the happiness of mankind, thanks to a progressive reform of manners and beliefs. A careful reading of the alchemical treatises, after the Renaissance, does not leave any doubt in this regard, because the style of the disciples of Hermes became less enigmatic, when the danger of freely explaining themselves diminished for them. |

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En devenant riche et puissante, l'Eglise devait nécessairement se corrompre. Il vint une époque où le haut clergé, livré à toutes les intrigues de la politique, affichait le luxe le plus insolent et ne prenait même plus la peine de dissimuler la corruption deses mœurs. La Kabbale. Tout ne devait pas être perdu. Une transformation s'élaborait, en provoquant tout d'abord un mouvement intellectuel du plus haut intérêt.
L'excès du mal appelle le remède. Les ravages du fanatisme aveugle devaient conduire au rêve d'une régénération universelle par l'amour et par la science. Vers 1604, une association secrete 9) voulut rappeler le christianisme à l'intelligence de ses mystères et enseigner au monde les lois de la fraternité.
La conception d'un idéal (Colonne J∴) reste stérile, tant que manquent les moyens pratiques de réalisation (Colonne B∴). Les aspirations généreuses des philosophes ne pouvaient être mises en œuvre qu'à l'aide d'une organisation positive. L'esprit ou l'âme ne peuvent rien, s'ils ne disposent d'un corps comme instrument d'exécution.
La Maçonnerie moderne répondait à un besoin ressenti dans toute l'Europe par les plus nobles esprits. Elle devait donc se répandre avec une rapidité qui semblait tenir du prodige. Aussi, lorsque plus tard on voulut remonter à sa source, on ne put se défendre de l'idée que, semblable à Minerve surgissant toute armée du cerveau de Jupiter, la conception maçonnique avait dû être mûrie par quelque penseur de génie.
Contrairement à ce que, en bonne logique, il était permis de se figurer, les documents positifs nous montrent l'organisation de la Maçonnerie moderne prenant naissance inconsciemment. Les plus grandes choses peuvent, en effet, être appelées à l'existence par des individualités qui n'ont aucun soupçon de la portée de leurs actes.
Les modifications apportées au régime des anciennes confraternités constructives donnèrent lieu à la promulgation d'un nouveau code de la loi maçonnique. La rédaction en fut confiée au F∴ James Anderson dont l'ouvrage est intitulé: The Book of Constitutions of the Freemasons,
containing the history, charges and régulations of that most ancient and right worshipful fraternity.
A la lumière des extraits qui précèdent, la Franc-Maçonnerie moderne nous apparaît comme une association d'hommes choisis, dont la moralité a pu être éprouvée, si bien que, se sentant parfaitement sûrs les uns des autres, ils peuvent pratiquer entre eux une fraternité sincère et sans réserve.
Le code maçonnique, rédigé et imprimé par ordre de la Grande Loge d'Angleterre, reçut l'approbation solennelle de celle-ci le 17 janvier 1723. Il a toujours été considéré, depuis, comme le document qui détermine les normes caractéristiques de la Franc-Maçonnerie moderne. Son importance est donc capitale, puisque toute organisation qui s'écarterait des principes dont il fut inspiré, cesserait, par le fait même, d'être maçonnique.
Dès qu'un grand seigneur fut à la tête de la Grande Loge d'Angleterre, sa prospérité se trouva immédiatement assurée. Douze loges seulement avaient pris part, le 24 juin 1721, à l'élection du duc de Montagu. Or, trois mois après, il y en avait seize, puis vingt à la fin de l'année; en 1725, quarante-neuf loges furent représentées à la Grande Loge.
Il se peut que des réfugiés anglais se soient livrés, en France, à des travaux maçonniques peu après 1649, date de la condamnation à mort et de l'exécution de Charles Ier. Parmi ceux d'entr'eux qui fréquentaient la cour de Saint-Germain, ou parmi les officiers des régiment irlandais au service du roi de France, il y eut très vraisemblablement des Maçons acceptés. Se sont-ils parfois réuni, dans les formes consacrées, pour «tenir loge» selon l'usage de l'époque? Cela est fort possible: mais nous manquons jusqu'à ce jour de preuves documentaires 14).
Les Maçons anglais n'ont jamais éprouvé le besoin d'imprimer à leur travaux un caractère particulièrement philosophique. En soulevant des discussions au sein des loges, ils auraient craint de contrevenir à cet esprit de fraternité que la Franc-Maçonnerie a pour mission essentielle de propager et d'entretenir. Ils ont toujours cru qu'il fallait se contenter en loge de pratiquer le rituel et rien du plus. Aussi, au cours de leurs réunions, se bornent-ils à procéder scrupuleusement, selon toutes les formes, aux réceptions prévues. Comme c'est là cependant une occupation monotone, souvent fastidieuse et toujours fort aride, ils s'en dédommagent chaque fois par un festin, qu'ils estiment honnêtement gagné. Tant qu'il est procédé aux cérémonies rituéliques, la discipline la plus parfaite est observée: chacun se tient correct, solennel et digne, sans se permettre d'échanger le moindre propos avec son voisin. Mais lorsque les ouvriers sont appelés à passer du labeur au rafraîchissement, et que, clos dans le temple, les travaux sont repris sous une autre forme autour de la table de banquet, alors toute contrainte disparaît, la plus franche cordialité s'établit entre les convives, et c'est le verre en main, que la fraternité se manifeste vraiment expansive.
On ne se faisait cependant pas recevoir Maçon, même dans les loges équivoques, pour le seul plaisir de faire ripaille. Ce qui fascinait par dessus tout dans l'institution, c'est la pratique de l'égalité. On savait que, sous l'égide du niveau maçonnique, les plus grands seigneurs fraternisaient sans réserve avec ce que l'on appelait alors les gens du commun. Au sein des loges se trouvait donc réalisé l'idéal d'une vie plus parfaite. Les castes s'y effaçaient, l'individu n'y étant plus apprécié qu'en tant qu'Homme, c'est-à-dire en raison de sa valeur réelle, abstraction faite de ses conditions de naissance.
Vers la fin de 1736, les membres des quatre loges parisiennes, réunis au nombre d'une soixantaine, procédèrent pour la première fois, à l'élection d'un Grand-Maître. Le scrutin désigna Charles Radcliff, comte de Derwentwater, pair d'Angleterre, qui succéda au chevalier écossais Jacques Hector Macleane, lequel depuis plusieurs années, remplissait l'office de Grand-Maître, probablement en sa qualité de plus ancien Maître de loge 16).
L'assemblée qui, le 11 décembre 1743, confia la grande-maîtrise au comte de Clermont, eut l'ambition de soumettre toutes les loges françaises à une autorité centrale rattachée à la Grande Loge d'Angleterre. C'est ainsi que fut alors adopté le titre de Grande Loge Anglaise de France, sans qu'une charte de grande loge provinciale ait été obtenue de Londres. Il s'agissait, moins de se subordonner au pouvoir maçonnique reconnu comme régulier, que de marquer l'adhésion aux mêmes principes et l'adoption d'un mode de travail identique.
Le 21 mars 1737, le chevalier André-Michel Ramsay, qualifié «Grand Orateur de l'Ordre», fut amené à prononcer, pour une réception de Francs-Maçons, un discours qui eut un immense retentissement.
Les abus auxquels les Maîtres Écossais se proposaient de remédier provenaient surtout du recrutement défectueux de certaines loges. On y avait admis trop facilement des esprits frivoles ou grossiers, incapables de comprendre la Franc-Maçonnerie et de s'en montrer dignes. Ceux d'entre les Maçons qui se considéraient comme plus raffinés éprouvèrent alors la besoin de se distinguer des autres et de se réunir à part. S'étant concertés en assez grand nombre, ils résolurent de chercher à s'emparer graduellement de la direction des loges, afin d'y appliquer leurs projets de réforme.
L'exubérance vitale, qui s'est manifestée au sein de la Maçonnerie française du XVIIIe siècle, ne devait pas se traduire uniquement par des effets fâcheux.
Si le comte de Clermont avait voulu prendre à cœur les fonctions de grand-maître, il aurait pu parer à la plupart des désordres qui devaient compromettre l'unité du la Maçonnerie française. De grandes espérances s'étaient fondées sur ce prince du sang, dont l'élection, confirmée avec empressement par les loges de province, semblait à tous pleine de promesses. Hélas! on ne devait pas tarder à reconnaître que le choix du grand-maître avait porté sur un courtisan et non sur un véritable Maçon.
En l'absence de tout pouvoir régulateur, la Franc-Maçonnerie française n'en continua pas moins à déployer ses potentialités latentes bonnes ou mauvaises. La Grande Loge n'avait jamais exercé d'ailleurs qu'un semblant d'autorité. En 1755, elle avait renoncé à se dire «anglaise», pour ne plus s'intituler que «Grande Loge de France».
A la mort du comte de Clermont, survenue le 16 juin 1771, la Grande Loge jusque-là en sommeil, fut convoquée en vue de procéder à l'élection d'un nouveau Grand-Maître. Son Altesse sérénissime Louis- Philippe-Joseph d'Orléans, duc de Chartres, qui prit plus tard le nom de Philippe-Egalité, obtint la majorité des suffrages.
Les réformes provoquées par le duc de Luxembourg froissaient de nombreuses susceptibilités. Le Grand Orient avait été substitué a l'ancienne Grande Loge par une sorte de coup d'État, dont la légalité pouvait être contestée. Les mécontents se retranchèrent donc derrière des droits prétendus imprescriptibles, pour refuser d'adhérer au nouvel ordre des choses. Il y eut ainsi en France deux autorités maçonniques rivales, subsistant l'une à côté de l'autre en fort mauvaise intelligence. Tout en se dénonçant réciproquement comme irrégulières, elles n'en avaient pas moins simultanément toutes deux à leur tête, le duc de Chartres, en sa qualité de Grand-Maître de toutes les loges régulières de France. Les adversaires du Grand Orient formaient ce que l'on appelait communément la Grande Loge de Clermont, laquelle se désignait elle-même comme l'Ancien et Unique Grand Orient de France.
De 1773 à 1789, la Maçonnerie prit en France une immense extension. Elle était alors en vogue. Il était de bon ton d'en faire partie. Ses mystères excitaient la curiosité générale, d'autant plus qu'on leur demandait la clef de toutes les énigmes. Les nouvelles idées semblaient ne pouvoir mieux s'accréditer qu'à la faveur des formes maçonniques. C'est ainsi que la Maçonnerie servit aux propagandes les plus diverses. Les initiations secrètes donnaient du piquant aux abstractions philosophiques les plus ardues; elles astreignaient à réfléchir sur des problèmes scientifiques, quand elles ne conféraient pas un enseignement voilé, mais d'autant plus redoutable, en matière politique.
Vers 1750, Martinez Pasqualis, un kabbaliste d'origine portugaise, institua le Rite des Élus Cohens (ou Prêtres), qui eut des loges à Bordeaux, à Toulouse, à Lyon et à Paris. On s'y livrait à des pratiques de théurgie. Les adeptes prétendaient approfondir la science des âmes et acquérir des facultés extraordinaires.
Dès 1778, un médecin autrichien attira l'attention des savants français sur un agent thérapeutique qu'il croyait avoir découvert dans ce qu'il appelait le magnétisme animal. Repoussé d'abord avec mépris, il réussit à convaincre d'Eslon, le médecin du comte d'Artois. Ses théories magnétiques furent alors mises en lumière et justifiées par des cures surprenantes.
Nul homme n'eut le don d'émerveiller autant ses contemporains que Joseph Balsamo, plus connu sous le nom de comte de Cagliostro. Après avoir fait l'admiration des principales villes d'Europe, ce prestigieux Sicilien vint étonner Paris en 1785. Il y fut accueilli avec empressement par la loge les Philalèthes, qui était toujours en quête de mystères et de révélations surnaturelles. Or, Cagliostro se donnait comme un grand initié, instruit des suprêmes arcanes des antiques sanctuaires de Thèbes et de Memphis. A ce titre, il avait déjà fondé à Lyon la loge la Sagesse triomphante. A Paris, il perfectionna son système pour créer une Maçonnerie androgyne, prétendue égyptienne, dont il fut le Grand-Copte. La suggestion et l'hypnotisme y eurent une grande place et peuvent expliquer certaines pratiques divinatoires qui n'ont plus lieu de nous surprendre de nos jours.
Les Maçons français songèrent, dès 1730, à faire participer la femme aux travaux maçonniques. Diverses associations furent créées à cet effet, de 1740 à 1750, sous le titre de Félicitaires, d'Ordre des Chevaliers et Chevalières de l'Ancre, d'Ordre des Chevaliers et Nymphes de la Rose, d'Ordre des Dames Ecossaises de l'Hospice du Mont-Thaba, d'Ordre de la Persévérance, etc.
La loge des Neuf-Sœurs procéda, en 1778, à la réception de Voltaire, présenté par Franklin et Court de Gebelin. Ce fut un triomphe pour la Maçonnerie. La séance était présidée par Lalande, qui avait groupé autour de lui les Maçons les plus distingués de l'époque. Parmi ceux dont les noms sont restés célèbres, il convient de citer: Helvétius, Bailly, Mirabeau, Garat, Brissot, Camille Desmoulins et Condorcet; puis Chamfort, Danton, don Gerle, Rabaut Saint-Etienne, Pétion et le génovéfain Pingré, membre de l'Académie des Sciences.
La Maçonnerie française du XVIIIe siècle n'était nullement hostile au Catholicisme. Elle ne discutait aucune question de dogme, laissant à chacun ses croyances et ne demandant qu'à respecter tout ce qui, sous une forme quelconque, se rapportait auservice divin. Tout prêtre lui apparaissait comme sacré, l'ordination correspondant, selon les idées de l'époque, à la suprême initiation. Aussi les membres du clergé, tant séculier que régulier, étaient-ils accueillis dans les loges avec empressement. On leur conférait d'emblée les plus hauts grades, sans les astreindre aux épreuves traditionnelles, et cela le plus souvent à titre gratuit, sur simple présentation, toute enquête préalable étant jugée superflue. Dans ces conditions, plus d'un ecclésiastique cumula les dignités de l'Église avec celles de la Franc-Maçonnerie, et l'on trouvait cela tout naturel! A deux reprises déjà, la Papauté avait cependant lancé l'anathème contre les Francs-Maçons.
Au cours de la tourmente révolutionnaire, presque toutes les loges cessèrent de se réunir. On croyait alors que l'idéal de laFranc-Maçonnerie allait se réaliser dans la société profane, et plus d'un Franc-Maçon estimait, avec le citoyen Philippe-Egalité, «qu'il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une République, surtout au début de son établissement» 23). Le temps n'était d'ailleurs plus aux études sereines. La lutte qui enfiévrait les esprits s'opposait à la recherche calme et désintéressée du Vrai. Dans ces conditions, les clubs politiques, tapageurs et passionnés, répondaient infiniment mieux aux besoins des hommes d'action, que les loges, réservées au recueillement philosophique et à la tolérance humanitaire. Sauf de très rares exceptions, tous les ateliers maçonniques cessèrent donc de fonctionner à partir de 1793. Le régime de la Terreur fit tomber en sommeil le Grand-Orient de France, en même temps que tous les corps rivaux qui, à des titres divers, prétendaient au gouvernement des loges.
L'unité devait être rompue dès 1801 par le F∴ Claude-Antoine Thory, qui s'efforça de réorganiser l'ancien Rite Ecossais Philosophique, comportant dix grades (1. Apprenti. — 2. Compagnon. — 3. Maître. — 4. Maître parfait. — 5. Chevalier Elu Philosophe. — 6. Grand Ecossais. — 7. Chevalier du Soleil. — 8. Chevalier de l'Anneau lumineux. — 9. Chevalier de l'Aigle blanc et noir. — 10. Grand Inspecteur Commandeur). Ce corps, qui s'adressait plus particulièrement aux esprits épris d'Alchimie et de Mysticisme, se maintint jusqu'en 1826. Il eut son importance, puisque 75 loges ont travaillé sous ses auspices; mais un autre «Rite Ecossais» était destiné à le supplanter.
Après la Révolution, la F∴ M∴ fut soumise dans tous les pays à un régime de surveillance étroite. Pour se faire tolérer les Maçons durent protester dans les diverses monarchies de leur attachement au souverain.
Les changements dynastiques de 1814 et 1815 mirent la Maçonnerie française en fâcheuse posture. Après avoir encensé l'Empire avec toute l'emphase d'une sincérité équivoque, on crut devoir amadouer Louis XVIII par des flagorneries élevées au même diapason. Lors des Cent Jours, il fallut faire volte-face, quitte à renchérir d'acclamations frénétiques en faveur du second retour du roi légitime!
La F∴ M∴, n'avait pas conspiré contre le gouvernement de Charles X, mais elle s'était montrée favorable aux idées liberals qui prévalurent en 1830. La monarchie constitutionnelle lui en fit un crime et se montra plus tracassière encore que le régime précédent.
Le triomphe de la démocratie en 1848 devait avoir sa répercussion dans la F∴ M∴: dix-sept loges se dérobèrent à la tutelle du Suprême Conseil, pour se constituer en confédération indépendante, régie par une Grande Loge Nationale de France.
Le premier code maçonnique du Grand Orient date de 1826. Avant cette époque la confédération n'était régie que par des statuts remontant à 1773 et par la série des décrets, souvent contradictoires, pris par les assemblées successives.
Tout en déclarant que la F∴ M∴, regarde la liberté de conscience comme un droit propre à chaque homme et qu'elle n'exclut personne pour ses croyances, les constituants de 1819 crurent devoir proclamer comme principe fondamental de la F∴ M∴ la croyance à l'existence de Dieu et à l'immortalité de l'âme.
En 1848 le Grand Orient s'était départi de la réserve stricte que la F∴ M∴, doit s'imposer en matière politique. Une délégation officielle avait exprimé ses félicitations aux membres du gouvernement provisoire.
En plaçant à la tête de la Maçonnerie l'un de ses complices du coup d'Etat, l'Empereur n'avait pas précisément eu vue de favoriser les travaux symboliques.
Pendant les cinq dernières années de l'Empire, le Grand Orient eut à sa tête le général Mellinet, vieux Maçon profondément dévoué à la F∴ M∴, qu'il servit avec autant de bienveillance que de fermeté.
En 1870, le F∴ Babaud-Laribière n'accepta la Grande-Maîtrise que pour préparer la suppression de cette dignité. Les travaux maçonniques furent interrompus par la guerre franco-allemande. Dix loges parisiennes se réunirent cependant en septembre 1870 dans l'intention de charger une députation de se rendre auprès du roi de Prusse, à l'effet de faire appel à son cœur de Franc-Maçon. Il s'agissait d'obtenir que ses troupes épargnassent femmes, vieillards et enfants, tout en respectant la propriété individuelle et en s'abstenant de bombardements inhumains comme celui de Strasbourg. Surexcitée par des discours véhéments la réunion vota finalement un manifeste déclarant le roi et le prince royal de Prusse, «ces monstres à face humaine», indignes de leur titre de Franc-Maçon.
La Maçonnerie Ecossaise, qui s'est fait beaucoup de tort par ses légendes mal fondées et par sa hiérarchie prétentieuse, voulut en 1875 se donner une organisation internationale. Tous les Suprêmes Conseils se firent à cet effet représenter à Lausanne, où l'on arrêta les Grandes Constitutions qui doivent régir l'ensemble des Maçons Ecossais.
L'Assemblée générale du Grand Orient avait eu fréquemment à discuter l'article 1er de la Constitution. Il fut reconnu en 1876 que la F∴ M∴ doit s'abstenir de toute affirmation dogmatique. Consultées sur le maintien du paragraphe stipulant que la F∴ M∴, a pour principes, l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme, les loges donnèrent mission à leurs mandataires de voter la suppression de ce texte malencontreux. Le Convent de 1877 modifia donc la Constitution dans le sens requis.
En 1868, 1873 et 1879. le Suprême Conseil avait frappé de radiation un certain nombre d'Ateliers et de Maçons qui s'étaientinsurgés contre son autorité.
Dans son Allocution solennelle «Multiplices inter» du 25 septembre 1865, Pie IX avait énuméré les actes par lesquels ses prédécesseurs avaient prétendu exterminer «cette société perverse vulgairement appelée Maçonnerie.» Mais il le constate le cœur navré: «Ces efforts du Siège apostolique n'ont pas eu le succès que l'on eût dû espérer. La secte maçonnique n'a été ni vaincue ni terrassée: au contraire, elle s'est tellement développée, qu'en ces jours difficiles elle se montre partout avec impunité et lève le front plus audacieusement que jamais.» De là, nouvel anathème, dont la Maçonnerie ne se trouva pas plus mal, au contraire. Mais, comme la papauté ne peut pas se résoudre à reconnaître l'inanité de ses foudres, nous voyons paraître, le 20 avril 1884, une très longue instruction de Sa Sainteté Léon XIII.
Les formes traditionnelles de la F∴ M∴, avaient cessé d'être comprises par un grand nombre de Maçons. L'initiation réelle était perdue. On réclamait par suite des réformes tendant à tout simplifier, sous prétexte de se mettre en harmonie avec les progrès — et malheureusement aussi avec l'ignorance — du siècle.
L'Exposition universelle de 1889 devait réunir à Paris un grand nombre de Maçons étrangers. Le Grand Orient voulut enprofiter pour convoquer un congrès maçonnique international, permettant à la Maçonnerie française de se justifier des accusations dirigées contre elle depuis 1877.
La scission, dont la Grande-Loge symbolique Ecossaisse était issue en 1880, n'avait pas empêché le Suprême Conseil de persister à régir en souverain les ateliers placés sous sa juridiction. Les loges cependant devaient, par la suite, s'émanciper peu à peu de son autorité qui, en fin de compte, ne fut plus guère reconnue qu'en théorie. Ce relâchement eut une répercussion d'autant plus fâcheuse sur le trésor central, que la gestion financière du Suprême Conseil avait soulevé des critiques dont prirent prétexte les ateliers peu empressés à s'acquitter de leurs redevances.
En 1890 parut le dernier fascicule de la Chaîne d'Union, revue mensuelle dirigée pendant vingt-cinq ans par le F∴ Hubert avec un infatigable dévouement.
La presse maçonnique relie entre eux les Maçons les plus instruits du monde entier. Elle s'efforce de dissiper les malentendus entre Maçonneries nationales et s'élève contre les abus. |
In becoming rich and powerful, the Church necessarily had to corrupt itself. There came a time when the high clergy, given over to all the intrigues of politics, flaunted the most insolent luxury and no longer even bothered to hide the corruption of their morals. The Kabbalah Not everything was to be lost. A transformation was taking place, provoking first of all an intellectual movement of the highest interest.
The excess of evil calls for a remedy. The ravages of blind fanaticism were to lead to the dream of universal regeneration through love and science. Around 1604, a secret association 9) wanted to remind Christianity of its mysteries and teach the world the laws of brotherhood.
The conception of an ideal (Column J) remains sterile, as long as the practical means of realization are lacking (Column B). The generous aspirations of the philosophers could only be implemented with the help of a positive organization. The spirit or the soul can do nothing if they do not have a body as an instrument of execution.
Modern Masonry responded to a need felt throughout Europe by the noblest minds. It spread so quickly that it looked like a miracle. Also, when later one wanted to go back to its origin, one could not escape the idea that, like Minerva emerging fully armed from the brain of Jupiter, the Masonic conception must have been matured by some brilliant thinker.
Contrary to what, in good logic, it is allowed to imagine, the positive documents show us the organization of modern Masonry arising unconsciously. The greatest things can, indeed, be called into existence by individuals who have no suspicion of the scope of their actions.
The changes made to the regime of the fraternities of builders led to the promulgation of a new code of Masonic law. The drafting was entrusted to Bro. James Anderson, whose work is entitled: The Book of Constitutions of the Freemasons, containing the history, charges and regulations of that most ancient and right worshipful fraternity.
In the light of the preceding extracts, modern Freemasonry appears to us as an association of chosen men, whose morality has been so well proved that, feeling completely secure from one another, they could practice a sincere and unreserved brotherhood among themselves.
The Masonic code, drawn up and printed by order of the Grand Lodge of England, received the solemn approval of the latter on January 17, 1723. It has always been considered, since, as the document which determines the characteristic norms of modern Freemasonry. Its importance is, therefore, capital, since any organization which deviates from the principles by which it was inspired, would cease, by the very fact, to be Masonic.
As soon as a great lord was at the head of the Grand Lodge of England, his prosperity was immediately assured. Only twelve lodges took part, on June 24, 1721, in the election of the Duke of Montagu. Three months later, there were sixteen, then twenty at the end of the year; in 1725, forty-nine lodges were represented at the Grand Lodge.
English refugees may have engaged in Masonic work in France shortly after 1649, the date of the death sentence and execution of Charles I. Among those of them who frequented the court of Saint-Germain, or among the officers of the Irish regiments in the service of the King of France, there were very likely accepted Masons. Did they sometimes meet, in consecrated forms, to "hold a lodge" according to the custom of the time? This is quite possible, but to this day we lack documented evidence. 14)
English Masons never felt the need to impart a particularly philosophical character to their work. By encouraging or stirring up discussions within the Lodges, they feared to contravene this spirit of fraternity that Freemasonry has for its essential mission to propagate and maintain. They have always believed that it is only necessary to practice in the Lodges the ritual and nothing else. Also, during their meetings, they limit themselves to proceeding scrupulously, in all forms, to carry out the work. As this is, however, a monotonous occupation, often tedious and always very arid, they compensate for it each time with a feast, which they considered well earned. In ritualistic ceremonies, the most perfect discipline is observed: everyone stands correct, solemn, and dignified, not allowing himself to exchange a word with his neighbor. But when the workers are called from labor to refreshment, and when, closed in the temple, the work is resumed in another form around the banquet table, then all constraint disappears, the most frank cordiality is established between the diners, and it is glass in hand, that the fraternity manifests itself truly expansive.
However, one did not initiate a Mason, even in irregular lodges, for the sole pleasure of feasting. What fascinated, above all, in the institution was the practice of equality. It was known that, under the protection of the Masonic level, the greatest lords fraternized without reservation with those who were then called "Villains" [commoners]. Within the lodges was, therefore, realized the ideal of a more perfect life. The castes were erased there, the individual no longer being appreciated except as a Man, that is to say because of his real value, apart from his conditions of birth.
Towards the end of 1736, the members of the four Parisian lodges, gathered in the number of about sixty, proceeded for the first time to elect a Grand Master. The ballot elected Charles Radcliff, Earl of Derwentwater, peer of England, who succeeded the Scottish knight Jacques Hector Macleane, who for several years had filled the office of Grand Master, probably in his capacity as the oldest lodge master. 16)
The assembly that, on December 11, 1743, entrusted the office of Grand Master to the Count of Clérmont, had the ambition to submit all the French lodges to a central authority attached to the Grand Lodge of England. This is how the title of the English Grand Lodge of France was adopted, without a charter of provincial Grand Lodge having been obtained from London. They were less concerned with subordinating themselves to the Masonic power recognized as regular, than with manifesting adherence to the same principles and the adoption of an identical mode of work.
On March 21, 1737, Chevalier Andrew Michael Ramsay, qualified "Grand Orator of the Order," was called upon to deliver, for a reception of Freemasons, a speech that had an immense impact.
The abuses which the Scottish Masters set out to remedy stemmed mainly from the faulty recruitment of certain lodges. Frivolous or coarse minds, incapable of understanding Freemasonry and showing themselves worthy of it, had been easily admitted. Those of the Masons who considered themselves more refined then felt the need to distinguish themselves from others and to meet separately. Having agreed in large numbers, they resolved to seek to gradually seize the management of the lodges, in order to implement their plans of reform.
The vital exuberance, which manifested itself in 18th century French Masonry, was not to be translated into unfortunate effects only.
If the count of Clermont had wanted to take to heart the functions of Grand Master, he could have avoided most of the disorders which were to compromise the unity of French Masonry. Great hopes had been placed on this prince of the blood, whose election, eagerly confirmed by the provincial lodges, seemed all full of promise. Alas! it did not take long to recognized that the choice of the Grand Master had fallen on a courtier and not on a true Mason.
In the absence of any regulatory power, French Freemasonry nonetheless continued to deploy its latent potentialities, good or bad. The Grand Lodge had never exercised more than a semblance of authority. In 1755, she had given up calling herself "English," only to call herself "Grande Loge de France."
On the death of the Count of Clermont, which occurred on June 16, 1771, the Grand Lodge, until then dormant, was convened to proceed with the election of a new Grand Master. His Serene Highness Louis-Philippe-Joseph d'Orléans, Duke of Chartres, who later took the name of Philippe-Egalité, obtained the majority of the votes.
The reforms brought about by the Duke of Luxembourg offended many sensibilities. The Grand Orient had been substituted for the old Grand Lodge by a sort of coup d'état, the legality of which could be disputed. Those discontented thus took refuge behind supposedly imprescriptible rights, to refuse to adhere to the new order of things. There were thus in France two rival Masonic authorities, subsisting side by side in awfully bad relations. Denouncing each other as irregular, they simultaneously had at their head the Duke of Chartres, in his capacity as Grand Master of all the regular lodges in France. The opponents of the Grand Orient formed what was commonly called the Grand Lodge of Clermont, which designated itself as the "Ancient and Only Grand Orient of France."
From 1773 to 1789, Masonry spread immensely in France. It was then in vogue. It was fashionable to be part of it. Its mysteries excited general curiosity, all the more so since it was believed to possess the key to all enigmas. New ideas seemed to be best credited under Masonic forms. This is why Masonry was used for the most diverse propaganda. Secret initiations lent appeal to the most arduous philosophical abstractions; they compelled to reflect on scientific problems, when they did not confer a veiled, but all the more formidable teaching in political matters. Around 1750, Martinez Pasqualis, a kabbalist of Portuguese origin, instituted the Rite of the Elected Cohens (or Priests), which had lodges in Bordeaux, Toulouse, Lyon, and Paris. We indulged in theurgic practices. The adepts claimed to deepen the science of souls and acquire extraordinary powers. As early as 1778, an Austrian doctor drew the attention of French scientists to a therapeutic agent he believed to have discovered in what he called animal magnetism. Rejected at first with contempt, he succeeded in convincing d'Eslon, the doctor of the Count d'Artois. His magnetic theories were then brought to light and justified by surprising cures. No man had the gift to amaze his contemporaries as much as Joseph Balsamo, better known as the Count of Cagliostro. After having been the admiration of the main cities of Europe, this prestigious Sicilian came to astonish Paris in 1785. He was welcomed with eagerness by the lodge The Philalethes, which was always in search of mysteries and supernatural revelations. There Cagliostro proved himself a great initiate, instructed in the supreme arcana of the ancient sanctuaries of Thebes and Memphis. As such, he had already founded the lodge La Sagesse Triomphante in Lyon. In Paris, he perfected his system to create an androgynous Masonry, supposedly Egyptian, of which he was the Grand Copt. Suggestion and hypnotism had a great place there and can explain certain divinatory practices that cannot but surprise us today.
French Masons began to think, from 1730, of involving women in Masonic works. Various associations were created for this purpose, from 1740 to 1750, under the title of Felicitaries, Order of Chevaliers and Chevaleresses of the Anchor, Order of the Chevaliers and Nymphs of the Rose, Order of Scottish Ladies of the Hospice du Mont-Thaba, Order of Perseverance, etc.
The Lodge of the Nine-Sisters proceeded, in 1778, to the reception of Voltaire, presented by Franklin and Court de Gebelin. It was a triumph for Masonry. The session was chaired by Lalande, who had gathered around him the most distinguished Masons of the time. Among those whose names have remained famous, we should mention: Helvétius, Bailly, Mirabeau, Garat, Brissot, Camille Desmoulins and Condorcet; also, Chamfort, Danton, don Gerle, Rabaut Saint-Etienne, Pétion and Genovefain Pingré, member of the Academy of Sciences.
18th century French Masonry was in no way hostile to Catholicism. It did not discuss any question of dogma, leaving to each his beliefs and asking only to respect all that, in any form, pertained to divine service. Every priest appeared to it to be sacred, the ordination corresponding, according to the ideas of the time, to the supreme initiation. So, members of the clergy, both secular and regular, were eagerly welcomed into the lodges. From the outset, they were given the highest ranks, without requiring them to take the traditional tests, and most often free of charge, upon simple presentation, any preliminary investigation being deemed superfluous. Under these conditions, more than one ecclesiastic combined in himself the dignities of the Church with those of Masonry, and this was found to be very natural. However, on two occasions already, the Papacy had launched anathema against the Freemasons.
During the revolutionary turmoil, almost all the lodges ceased to meet. It was believed then that the ideal of Freemasonry was going to be realized in secular society, and more than one Freemason believed, together with citizen Philippe-Égalité, "that there should be no mystery or secret assembly, in a Republic, especially at the beginning of its establishment." 23) The time was no longer for serene studies. The struggle which fired the spirits opposed the calm and disinterested search for the Truth. Under these conditions, political clubs, rowdy and passionate, responded infinitely better to the needs of men of action than the lodges, reserved for philosophical meditation and humanitarian tolerance. Except for very rare exceptions, all the Masonic lodges, starting from 1793 ceased, therefore, to function. The regime of Terror put the Grand-Orient de France to sleep, along with all the rival bodies which, for various reasons, claimed the government of the lodges. In 1793, Roëttiers de Montaleau, a courageous and zealous Mason, undertook to awaken the lodges of the Grand Orient, which, eighteen in number, responded to his call. Their example was followed by a few lodges of the former Grand Lodge of Clermont, which, too weak to constitute an autonomous Masonic power, agreed, in 1799, to merge with the Grand Orient. It thus became temporarily the only administrative power of French Masonry.
The unity was to be broken in 1801 by the Bro. Claude-Antoine Thory, who endeavored to reorganize the old Scottish Philosophical Rite, comprising ten degrees (1. Apprentice. — 2. Fellowcraft. — 3. Master. — 4. Perfect Master. — 5. Knight Elu Philosopher. — 6. Great Scotsman. — 7. Knight of the Sun. — 8. Knight of the Luminous Ring. — 9. Knight of the White and Black Eagle. — 10. Grand Inspector Commander). This body, which addressed itself more particularly to minds in love with Alchemy and Mysticism, was maintained until 1826. It was important, since 75 lodges worked under its auspices; but another "Scottish Rite" was intended to supplant it.
After the Revolution, Freemasonry was subjected in all countries to a regime of close surveillance. To be tolerated, the Masons had to remonstrate in the various monarchies of their attachment to the sovereign.
The dynastic changes of 1814 and 1815 put French Masonry in a difficult position. After having praised the Empire with all the emphasis of equivocal sincerity, it was thought necessary to flatter Louis XVIII with praise of the same tune. During the Hundred Days, it was necessary to do an about-face, even if it meant increasing frantic the acclamations in favor of the second round of the legitimate king!
Freemasonry had not conspired against the government of Charles X, but it had shown itself favorable to the liberal ideas which prevailed in 1830. The constitutional monarchy made it a crime and proved to be even more vexatious than the previous regime.
The triumph of democracy in 1848 was to have its repercussions in Freemasonry: seventeen lodges escaped the tutelage of the Supreme Council, to constitute an independent confederation, governed by a National Grand Lodge of France.
The first Masonic code of the Grand Orient dates from 1826. Before this time, the confederation was governed only by statutes dating back to 1773 and by the series of decrees, often contradictory, taken by successive assemblies.
While declaring that Freemasonry regards freedom of conscience as a right proper to each man and that it excludes no one for his beliefs, the constituents of 1819 believed they had to proclaim the belief in the existence of God and to the immortality of the soul as a fundamental principle of Freemasonry.
In 1848 the Grand Orient had abandoned the strict abstention imposed on Freemasonry from involving itself in political matters. An official delegation had expressed its congratulations to the members of the provisional government.
By placing at the head of Masonry one of his accomplices in the coup d'état, the Emperor had not precisely intended to promote symbolic work.
During the last five years of the Empire, the Grand Orient was headed by General Mellinet, an old Mason deeply devoted to Freemasonry, whom he served with as much benevolence as with firmness.
In 1870, Bro. Babaud-Laribière accepted the Grand Mastership only to prepare for the abolition of this dignity. Masonic works were interrupted by the Franco-German war. Ten Parisian lodges, however, met in September 1870 with the intention of instructing a deputation to go to the King of Prussia in order to appeal to his heart as a Freemason. The aim was to get his troops to spare women, old people, and children, while respecting individual property and refraining from inhuman bombardments like that of Strasbourg. Overexcited by vehement speeches, the meeting finally voted a manifesto declaring the king and the royal prince of Prussia, "those monsters with a human face," unworthy of their title of Freemason.
Scottish Masonry, which has done itself a great deal of damage by its ill-founded legends and its pretentious hierarchy, wanted in 1875 to create an international organization. All the Supreme Councils were represented for this purpose in Lausanne, where the Great Constitutions which were to govern all Scottish Masons were drawn up.
The General Assembly of the Grand Orient had frequently had to discuss article 1 of the Constitution. It was recognized in 1876 that Freemasonry should refrain from any dogmatic assertion. Consulted on the maintenance of the paragraph stipulating that Freemasonry, has for principles, the existence of God and the immortality of the soul, the lodges gave the mission to their representatives to vote the suppression of this unfortunate text. The Congress of 1877, therefore, amended the Constitution in the required direction.
In 1868, 1873 and 1879, the Supreme Council had struck off a certain number of Lodges and Masons who had revolted against its authority.
In his solemn allocution "Multiplices inter" of September 25, 1865, Pius IX had enumerated the acts by which his predecessors had claimed to exterminate "this perverse society vulgarly called Masonry." But he acknowledges with a heartbroken heart: "These efforts of the Apostolic See have not had the success that one should have hoped for. The Masonic sect was neither defeated nor overthrown: on the contrary, it has developed so much that in these difficult days it shows itself everywhere with impunity and lifts its front more daringly than ever." Hence, a new anathema, for which Masonry was not worse off, on the contrary. But, as the papacy cannot bring itself to recognize the futility of its wrath, we see appear, on April 20, 1884, a very long set of instruction from His Holiness Leo XIII.
The traditional forms of Freemasonry had ceased to be understood by a large number of Masons. The true initiation was lost. Therefore, reforms were called for to simplify everything, under the pretext of putting oneself in harmony with the progress — and unfortunately also with the ignorance — of the century.
The Exposition Universelle of 1889 was to gather in Paris a large number of foreign Masons. The Grand Orient wanted to take the opportunity to convene an international Masonic congress, allowing French Masonry to justify the accusations directed against it since 1877.
The scission, from which the symbolic Scottish Grand Lodge had emerged in 1880, had not prevented the Supreme Council from persisting in ruling as sovereign the lodges placed under its jurisdiction. The lodges, however, were to gradually emancipate themselves from his authority which, in the end, was hardly recognized except in theory. This relaxation had a repercussion all the more unfortunate on the central treasury, as the financial management of the Supreme Council had raised criticisms which were used as a pretext by the lodges not very eager to pay their tributes.
In 1890 appeared the last issue of the la Chaîne d'Union [Chain of Union], a monthly review edited for twenty-five years by Bro. Hubert with indefatigable dedication.
The Masonic press links together the most educated Masons around the world. It strives to dispel misunderstandings among national Masonic Bodies and stands against abuses. |
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Des trois juridictions maçonniques reconnues en France le Grand Orient est à la fois la plus ancienne et la plus importante. Il compte 441 loges, 78 chapitres et 31 conseils.
Les ateliers de la juridiction française du rite écossais se groupent, depuis 1894, en deux puissances maçonniques distinctes.
Le 14 janvier 1882. la L∴ Les Libres Penseurs, O∴ du Pecq (Seine-et-Oise) avait cru pouvoir accorder l'initiation maçonnique à Maria Deraismes, conférencière éminente, estimée digne de porter le tablier symbolique. C'était là une innovation contraire aux usages de la Maçonnerie universelle. Elle obligea la Grande Loge Symbolique Ecossaise à mettre en sommeil la loge du Pecq et à déclarer nulle une réception entachée d'illégalité. Cela n'empêcha pas la nouvelle recrue de se considérer comme une bonne et légitime Maçonne, si bien que plus tard, en mars 1893, elle put se croire autorisée à conférer à son tour la lumière maçonnique à d'autres femmes. Ainsi naquit la Grande Loge mixte:
Le Droit humain, qui s'applique, en Maçonnerie, à traiter l'homme et la femme sur un pied d'une parfaite égalité.
Une notice historique sur la Maçonnerie française au XVIIIe siècle constitue la partie la plus importante d'un ouvrage consacré aux Enseignements secrets de Martines de Pasqually, d'après Franz von Baader Paris, Chacornac, 1900, 1 vol. in-16. |
Of the three Masonic jurisdictions recognized in France, the Grand Orient is both the oldest and the most important. It has 441 lodges, 78 chapters and 31 councils.
The lodges of the French jurisdiction of the Scottish rite have been grouped, since 1894, into two distinct Masonic powers.
On January 14, 1882. The Lodge "The Free Thinkers" of the Orient du Pecq (Seine-et-Oise) had believed to be able to grant the Masonic initiation to Maria Deraismes, eminent lecturer, considered worthy of wearing the symbolic apron. This was an innovation contrary to the usages of universal Masonry. It forced the Scottish Symbolic Grand Lodge to put the Pecq lodge to sleep, and to declare null a reception tainted with illegality. This did not prevent the neophyte from considering herself as a good and legitimate Mason, so much so that later, in March 1893, she could believe herself authorized to confer in her turn the Masonic light to other women. Thus was born the mixed Grand Lodge "The Human Right," which is dedicated, in Masonry, to treating men and women on a footing of perfect equality.
A historical notice on French Masonry in the 18th century constitutes the most important part of a work devoted to the Enseignements secrets de Martines de Pasqually, according to Franz von Baader Paris, Chacornac, 1900, 1 vol. in-16. |
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La F∴ M∴, s'est adaptée partout au milieu dans lequel s'est effectué son développement. Elle est devenue républicaine dans les démocraties, tout comme elle se montre dévouée au souverain dans les pays monarchiques. D'autre part, elle est entrée en lutte contre les religions qui l'ont attaquée, mais elle a conservé un caractère religieux partout où les Maçons n'ont pas été voués à l'exécration des croyants.
La Grande Loge Unie d'Angleterre est née en 1813 de la fusion de l'ancienne Grande Loge de 1717 avec une Grande Loge dissidente érigée vers 1750-53.
Fondée en 1717, la Grande Loge Nationale du Danemark compte 12 loges. Elle a pour G∴ M∴, le roi régnant, et, conformément au principe suédois, elle réserve l'initiation maçonnique aux seuls chrétiens.
La Maçonnerie allemande comprend un ensemble de 566 loges, comptant 58.749 membres actifs en 1919. Elle a pour organe central une fédération de huit grandes loges (Grosslogenbund), dont la fondation remonte au 19 mai 1872. Les délégués des huit grandes loges confédérées se réunissent annuellement pour décider des affaires communes, chacune des grandes loges conservant d'ailleurs son entière autonomie.
Après avoir été protégée par l'empereur Joseph II en 1780, la Maçonnerie est restée complètement interdite en Autriche depuis 1801.
La plupart des loges roumaines doivent leur fondation au Grand Orient de France. Elles constituent actuellement, au nombre de 6, la Grande Loge de Roumanie.
Longtemps persécutée, la Maçonnerie n'a pu prendre officiellement racine dans les états italiens qu'à une date récente. Le rite écossais, introduit en Lombardie au commencement du XIXe siècle, a eu pour grand-maître Garibaldi. Actuellement, le Grand Orient d'Italie compte 482 loges et 180 triangles (groupes de Maçons régulièrement constitués, mais non autorisés à procéder à des initiations). Le Suprême Conseil d'Italie régit, en outre, 28 ateliers du 4e, 25 du 9e, 38 du 18e et 16 du 30e degré.
Il existe à Constantinople et à Salonique des groupes de loges françaises, italiennes, grecques, anglaises, allemandes et arméniennes.
La Grande Loge Alpina, fondée en 1844, ne reconnaît que les trois grades symboliques. C'est une alliance de 36 loges pleinement autonomes.
Le Grand Orient de Belgique administre toutes les loges symboliques, au nombre de 24. Le Suprême Conseil régit les ateliers supérieurs et s'est fait une particularité du travail au 22e degré (chevalier de la Hache Royale, ou prince du Liban).
La Maçonnerie espagnole se distingue par une activité fièvreuse, mais trop souvent intermittente. Elle compte 103 loges, composées surtout de républicains et d'amis éclairés de la France.
Protégée jadis par Catherine II, la Maçonnerie, depuis 1822, est restée sévèrement interdite dans tout l'empire des Czars, quelques loges y furent cependant constituées secrètement par le Grand Orient de France.
Neuf grandes loges régissent 1.056 loges au Canada.
La Maçonnerie Mexicaine a été longtemps mêlée aux luttes politiques et ne possède guère d'organisation stable.
Le Grand Orient de France a constitué 21 loges en Algérie, 4 à Tunis et 3 au Maroc; il possède en outre 3 loges au Sénégal, une au Gabon, une en Abyssinie, 2 à Madagascar, une à la Réunion et 2 à l'Ile Maurice.
La Maçonnerie fut introduite aux Indes en 1728. Elle est très répandue dans tout l'Indoustan, où les loges relèvent des constitutions anglaise, écossaise ou irlandaise. Nulle part l'ordre symbolique ne rend peut-être autant de services à la civilisation. Les races ennemies et les castes tranchées ne fraternisent aux Indes que dans les temples maçonniques.
La F∴ M∴ a pris racine à Sydney en 1828. De nombreuses loges se sont depuis constituées en Australie sous l'obédience des trois Grandes Loges britanniques. Ces loges ont rompu leurs attaches avec la métropole pour constituer une série de Grandes Loges indépendantes, d'abord pour l'Australie du Sud en 1884 (78 loges), puis successivement pour la Nouvelle-Galles du Suden 1888 (289 loges), Victoria en 1889 (234 loges), la Tasmanie en 1890 (33 loges), la Nouvelle Zélande en 1890 (26 loges), l'Australie occidentale en 1898 (94 loges), Queensland an 1903, (62 loges). |
Freemasonry has adapted everywhere to the environment in which its development took place. It has become republican in democracies, just as it shows itself devoted to the sovereign in monarchical countries. On the other hand, it has entered into a struggle against the religions which attacked it, but it retained a religious character wherever the Masons were not doomed to the loathing of believers.
The United Grand Lodge of England was born in 1813 from the merger of the former Grand Lodge of 1717 with a dissident Grand Lodge instituted around 1750-53.
Founded in 1717, the National Grand Lodge of Denmark has 12 lodges. It has the reigning king for Grand Master, and, in accordance with Swedish principle, it reserves the Masonic initiation to Christians only.
German Masonry comprises an ensemble of 566 lodges, with 58,749 active members in 1919. Its central body is a federation of eight Grand Lodges (Grosslogenbund), whose foundation dates back to May 19, 1872. The delegates of the eight Confederate Grand Lodges meet annually to decide on common affairs, each of the grand lodges also retaining its full autonomy.
After being protected by Emperor Joseph II in 1780, Masonry has remained completely banned in Austria since 1801.
Most of the Romanian lodges owe their foundation to the Grand Orient de France. They currently constitute, 6 in number, the Grand Lodge of Romania.
Persecuted for a long time, Freemasonry could only take official root in the Italian states recently. The Scottish rite, introduced in Lombardy at the beginning of the 19th century, had Garibaldi as its grand master. Currently, the Grand Orient of Italy has 482 lodges and 180 triangles (groups of Masons regularly formed, but not authorized to carry out initiations). The Supreme Council of Italy also governs 28 lodges of the 4th, 25th of the 9th, 38 of the 18th and 16 of the 30th degree.
There are groups of French, Italian, Greek, English, German and Armenian lodges in Constantinople and Salonika.
The Grand Lodge Alpina, founded in 1844, recognizes only the three symbolic ranks. It is an alliance of 36 fully autonomous lodges.
The Grand Orient of Belgium administers all the symbolic lodges, numbering 24. The Supreme Council governs the higher bodies and has made a special feature of the work at the 22nd degree (knight of the Royal Ax, or Prince of Lebanon).
Spanish Masonry is distinguished by a feverish activity, but too often intermittent. It has 103 lodges, made up mostly of Republicans and enlightened friends of France.
Formerly protected by Catherine II, Masonry, since 1822, remained severely prohibited throughout the Czar empire, some lodges were however secretly constituted there by the Grand Orient of France.
Nine Grand Lodges govern 1,056 Lodges in Canada.
Mexican Masonry has long been involved in political struggles and hardly possesses a stable organization.
The Grand Orient de France has constituted 21 lodges in Algeria, 4 in Tunis and 3 in Morocco; it also has 3 lodges in Senegal, one in Gabon, one in Abyssinia, 2 in Madagascar, one in Reunion and 2 in Mauritius.
Masonry was introduced in India in 1728. It is widespread throughout Hindustan, where the lodges come under the English, Scottish or Irish constitutions. Nowhere does the symbolic Order serve civilization better. Enemy races and rival castes do not fraternize in India but in the Masonic temples.
Freemasonry took root in Sydney in 1828. Many lodges have since been formed in Australia under the obedience of the three British Grand Lodges. These lodges severed their ties with the metropolis to form a series of independent Grand Lodges, first for South Australia in 1884 (78 lodges), then successively for New South Wales in 1888 (289 lodges), Victoria in 1889 (234 lodges), Tasmania in 1890 (33 lodges), New Zealand in 1890 (26 lodges), Western Australia in 1898 (94 lodges), Queensland in 1903, (62 lodges). |
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Il faut connaître bien mal la F∴ M∴ pour voir en elle une institution vieillie, prête à se dissoudre après avoir accompli la partie la plus essentielle de sa tâche. Un examen sérieux de la question porterait plutôt à conclure, que loin d'être prête à mourir, la F∴ M∴, n'a pour ainsi dire pas encore vécu, qu'elle est à peine sortie de sa période d'enfance. — Née d'hier, elle s'est développée, elle a grandi, mais elle n'a pas encore atteint l'âge adulte, la phase qui permet aux êtres de prendre possession d'eux-mêmes. |
One must know Freemasonry very little to see it as an ancient institution, ready to dissolve after having accomplished the most essential part of its task. A serious examination of the question would rather lead to the conclusion that, far from being ready to die, Freemasonry, so to speak, has not yet lived, that it has barely emerged from its childhood period. — Born yesterday, it has developed, it has grown, but it has not yet reached adulthood, the phase which allows beings to take possession of themselves. |

HERCULE ENFANT [Hercules as a child]
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La F∴ M∴, vise à former des Initiés, c'est-à-dire des hommes dans la plus haute acception du mot. Elle s'attache à développer l'individu, en lui enseignant à conquérir les plus nobles prérogatives de la nature humaine. D'un être ignorant et grossier, elle fait un penseur et un sage.
Le profane, qui se présente pour être admis dans la F∴ M∴, est tout d'abord introduit dans un lieu retiré, ou on l'invite à se dépouiller de tous les objets métalliques qu'il peut porter sur lui: monnaie, bijoux, armes, décorations, etc., tout doit être remis au F∴ Préparateur.
Pour apprendre à penser, il faut s'exercer à s'isoler et à s'abstraire. On y parvient en rentrant en soi-même, en regardant au dedans, sans se laisser distraire par ce qui se passe au dehors. |
Freemasonry aims to form Initiates, that is, men in the highest sense of the word. It strives to develop the individual, by teaching him to conquer the noblest prerogatives of human nature. Out of an ignorant and rude being, he becomes a thinker and a sage.
The Profane, who presents himself to be admitted into Freemasonry, is immediately brought into a secluded place, where he is invited to dispose of all the metallic objects that he carries with him: money, jewelry, weapons, decorations, etc., everything must be handed over to "Brother Expert" [preparing him for the initiation].
To learn to think, it is necessary to exercise in isolation and abstraction. This is achieved by entering into oneself, looking "in" without being distracted by what is happening "outside." |

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Le Rituel prescrit de placer devant le Récipiendaire deux vases contenant l'un du Sel et l'autre du Soufre. Cette pratique ne peut se justifier que par la théorie des trois principes alchimiques: Soufre, Mercure et Sel.
Les emblèmes funèbres du cabinet de réflexion doivent rappeler la fin nécessaire des choses, la fragilité de la Vie humaine et de la vanité des ambitions terrestres. Le Profane, après s'être suffisamment absorbé dans cet ordre d'idées, est invité à répondre par écrit à trois questions, portant sur les devoirs de l'homme envers Dieu, envers lui-même et envers ses semblables.
La plante qui perce la surface du sol abandonne dans la terre les écorces qui protégeaient la graine. L'enfant, à sa naissancese dépouille de même des enveloppes qui contenaient le fœtus. Par analogie, le Profane ne sort de la chambre des réflexions qu'en y laissant quelques-uns de ses vêtements.
Privé de ses métaux, dépouillé d'une partie de ses vêtements et les yeux couverts d'un épais bandeau, le Profane est admis à frapper à la porte du sanctuaire. Ses coups retentissent d'une manière désordonnée et viennent troubler les travaux intérieurs. Interrogé, il manifeste son intention d'être reçu Maçon et fait constater qu'il est né libre et de bonnes mœurs.
L'homme qui s'exerce à penser marche tout d'abord en aveugle. Il n'avance qu'à talons, trébuchant à chaque pas contre des obstacles qu'il ne saurait surmonter sans l'aide de protecteurs éclairés. Le Récipiendaire, partant de l'Occident (le domaine des faits, la réalité objective, le monde sensible) se hasarde à travers les ténèbres de la région du Nord. Il s'engage dans cette obscure forêt dépeinte par le Dante et citée par Virgile comme cachant le rameau d'or qui procure a Énée l'accès des Enfers. |
The Ritual prescribes placing in front of the Candidate two glasses, one containing Salt and the other Sulfur. This practice can only be justified by the theory of the three alchemical principles: Sulfur, Mercury and Salt.
The funereal emblems of the Chamber of Reflection should recall the necessary end of things, the fragility of human life and the vanity of earthly ambitions. The layman, after having sufficiently absorbed himself in this order of ideas, is invited to answer in writing three questions, that refer to man's duties towards God, towards himself and towards his fellow men.
The plant which pierces the surface of the soil leaves on the ground the husk that protected the seed. The child, at birth, likewise sheds the wrappings that enclosed the fetus. By analogy, the Profane does not leave the Chamber of Reflection without shedding some of his clothing.
Deprived of his metals, stripped of part of his clothes, and his eyes covered with a thick blindfold, the Profane is allowed to knock on the door of the sanctuary. His blows resound in a disorderly manner and disturb the interior works. When questioned, he expresses his intention to be received as a Mason and confirms that he was born free and of good morals.
The man who trains himself to think walks initially blind. He only advances by trial and error, stumbling at every step against obstacles he could not overcome without the help of enlightened protectors. The Candidate, starting from the West (the domain of facts, objective reality, the sensitive world) ventures through the darkness of the region of the North. He sets out on his way through this dark forest depicted by Dante and cited by Virgil like hiding the golden branch which gives Aeneas access to the Underworld. |

La Maison de Dieu.- Le vieux tableau XVI du Tarot fait allusion aux entreprises chimérique d'où ne résultent que ruine et déception.
[The House of God.- The old table XVI of the Tarot alludes to chimerical undertakings from which only ruin and disappointment result.]
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Un premier échec ne doit pas décourager. Le penseur déçu s'efforce de discerner la cause de ses erreurs, puis il retourne sur ses pas. Mais il avance avec circonspection, car l'expérience l'a rendu défiant. Par crainte des anciens pièges, il hésite, s'arrête parfois et marche tantôt vite, tantôt lentement. Une grande incertitude pèse sur son esprit. Il manque de confiance en lui-rnême et recule devant les conclusions inattendues auxquelles il est amené.
Pour contempler la Reine des Enfers, c'est-à-dire la vérité qui se cache au dedans de lui-même, l'Initié doit franchir une triple enceinte de flammes. C'est l'épreuve du Feu. Le Récipiendaire impassible, qui s'avance d'un pas ferme, parvient au but sain et sauf, après avoir été enveloppé par trois fois d'un manteau brûlant. Il marche sans difficulté, ne se heurte à nul obstacle et n'entend aucun bruit.
Tout progrès intellectuel étend notre responsabilité morale. On ne peut rien exiger de l'être inconscient; mais le penseur contracte des devoirs d'autant plus étendus, qu'il est plus avancé dans la connaissance du bien et du mal. Celui qui boit à la coupe du savoir y puise un liquide frais et doux, qui, devenu subitement amer, reprend finalement une douceur primitive.
En apprenant au Récipiendaire qu'il vient d'être définitivement admis dans la F∴ M∴, on l'invite à entrer dans la chaîne d'union des Maçons. Cela n'est possible qu'en faisant avec eux acte de solidarité par la participation aux œuvres de bienfaisance de l'Ordre. La vie maçonnique s'inaugure donc par un don volontaire, que chacun proportionne à ses moyens et dont la valeur reste cachée.
Après avoir rempli son premier devoir de Maçon, le Néophyte est conduit à l'autel, où il achève de se lier par un engagement solennel.
L'Initié, qui vient de recevoir la Lumière, s'approche de l'Orient pour renouveler son obligation.
Au Moyen-Age, le nouvel Apprenti devait offrir une paire de gants à tous les membres de l'atelier. Dans la Maçonnerie moderne, c'est au contraire le Néophyte qui reçoit une double paire de gants blancs.
Le Néophyte ayant reçu communication des mots, signes et attouchements qui lui permettent de se faire reconnaître comme Apprenti-Maçon, est conduit auprès des surveillants qui le tuilent, en lui faisant exécuter la marche «dans un carré long». Il est ensuite proclamé membre actif de la loge qui a procédé à sa réception, et désormais tous les Maçons du monde lui devront aide et protection. Le Vén∴ l'exhorte à mériter par son assiduité aux travaux de la loge, et par la pratique des vertus maçonniques, de pénétrer plus avant dans les mystères de l'Ordre. |
A first failure should not be discouraging. The disappointed thinker strives to discern the cause of his errors, then retraces his steps. But he proceeds with caution, because experience has made him distrustful. For fear of the old traps, he hesitates, sometimes he stops and walks sometimes quickly, sometimes slowly. A great uncertainty weighs on his mind. He lacks self-confidence and recoils from the unexpected conclusions to which he is brought.
In order to contemplate the Queen of the Underworld, that is, the truth that is hidden within himself, the Initiate must cross a triple circle of flames. It is the test of Fire. The impassive candidate, who advances with a firm step, reaches the goal safe and sound, after having been enveloped three times in a burning mantle. He walks without difficulty, does not come up against any obstacle, and does not hear any noise.
All intellectual progress extends our moral responsibility. Nothing can be demanded of the unconscious being. But the thinker contracts all the more extensive duties, the more he advances in the knowledge of good and evil. Whoever drinks from the cup of knowledge draws from it a fresh and sweet liquid, which, having suddenly become bitter, finally takes on a primitive sweetness.
By informing the Recipient that he has just been definitively admitted into Freemasonry, he is invited to be part of the chain of union of the Masons. This is only possible by making an act of solidarity with them, by participating in the charitable works of the Order. The Masonic life is thus inaugurated by a voluntary donation, which each one provides according to his means and whose value remains hidden.
After having fulfilled his first duty as a Mason, the Neophyte is led to the altar, where he completes his bond with a solemn commitment.
The Initiate, who has just received the Light, approaches the East to renew his obligation.
In the Middle Ages, the new Apprentice had to offer a pair of gloves to all the members of the lodge. In modern Masonry, on the contrary, it is the Neophyte who receives a double pair of white gloves.
The Neophyte, having received the communication of the words, signs, and grips, which allow him to be recognized as an Apprentice Mason, is taken to the Wardens who "prove" him, by making him perform the steps "in a long square." He is then proclaimed an active member of the lodge which proceeded to his initiation, and henceforth all the Masons of the world will owe him help and protection. The W. Master exhorts him to merit by his assiduity in the work of the lodge, and by the practice of the Masonic virtues, and to penetrate further into the mysteries of the Order. |

Le Profane, l'être qui ne pense pas. Affublé d'une défroque bariolée, il porta une besace remplie d'erreurs et de préjugés. Il marche au hasard, sans discernement et sollicité par ses seules passions. Le lynx, qui le mord, figure le châtiment de ses vices. Un crocodile, le guette pour l'engloutir.
[The Profane, the being who does not think. Sporting a gaudy garb, he carries a satchel full of errors and prejudices. He walks at random, without discernment and solicited by his passions alone. The lynx, which bites him, represents the punishment for his vices. A crocodile, lies in wait to swallow him up.]
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Certaine «théorie» ont exercé une influence prépondérante sur la pensée humaine. Un Initié ne doit pas les ignorer. Nous exposerons donc ici quelques idées des Anciens susceptibles d'éclairer la question: D'où venons-nous?
Rien ne commence et rien ne finit d'une manière absolue. Il n'y a de commencement et de fin qu'en apparence. En réalité tout se tient, tout se continue, pour subir d'incessantes transformations qui se manifestent par une série de modes successifs d'existence.
Les données nébuleuses du mysticisme antique s'éclairent parfois d'une manière nette et précise grâce aux découvertes de la science moderne. Les idées des anciens ne doivent donc pas être dédaignées. — Des méthodes avec lesquelles nous sommes peu familiarisés ont pu les conduire à des solutions qui se rapprochent singulièrement des nôtres.
L'enfant est aveugle moralement et intellectuellement. Il débute dans la vie soutenu par ses proches, qui ne pourront l'abandonner à lui-même que lorsqu'il sera en pleine possession de ses facultés. |
Certain "theories" have exercised a preponderant influence on human thought. An Initiate must not ignore them. We will, therefore, present here some ideas of the Ancients, likely to shed light on the question: Where do we come from?
Nothing begins and nothing ends in an absolute way. There is only a beginning and an end in appearance. In reality, everything is maintained, everything continues, to undergo incessant transformations which manifest themselves in a series of successive forms of existence.
The nebulous data of ancient mysticism are sometimes illuminated in a clear and precise way thanks to the discoveries of modern science. The ideas of the ancients should therefore not be disdained. — Methods with which we are unfamiliar have led them to solutions which are particularly similar to ours.
The child is morally and intellectually blind. He begins in life supported by his parents, who will not be able to abandon him to himself, except when he is in full possession of his faculties. |
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Pluton règne sur le monde intérieur.
Pluto reigns over the inner world
Cerbère est le Sphinx des régions infernales.
Cerberus is the Sphinx of the infernal regions
Ses trois tètes posent les trois questions:
Its three heads pose the three questions:
D'où venons-nous?
Where do we come from?
Que sommes-nous?
What are we?![]()
Où allons-nous?
Where are we going?
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Les rites initiatiques n'ont aucune vertu sacramentelle. Le Profane, qui a été reçu Maçon selon les formes traditionnelles, n'a point acquis, par ce seul fait, les qualités qui distinguent le penseur éclairé de l'homme inintelligent et grossier. Le ceremonial de réception n'a de valeur qu'en tant que mise en scène d'un programme qu'il importe au Néophyte de suivre pour entrer en pleine possession de toutes ses facultés. L'Apprenti-Macon a donc pour premier devoir de méditer les enseignements du rituel, afin d'y conformer sa conduite. C'est là son devoir par excellence, son seul devoir qui comprend tous les autres.
S'interdire de parler, pour s'astreindre à écouter, est d'une excellente discipline intellectuelle, lorsqu'on veut apprendre à penser. Les idées se mûrissent par la méditation silencieuse, qui est une conversation avec soi-même. Les opinions raisonnées résultent de débats intimes, qui s'engagent dans le secret de la pensée. Le sage pense beaucoup et parle peu.
Un Maçon doit s'abstenir de toute divulgation susceptible de porter préjudice à la F∴ M∴ ou à ses members.
Il est toujours présomptueux de se faire juge d'une opinion quelle qu'elle soit. Les manières de voir divergentes qui se font jour sont toutes également respectables lorsqu'elles émanent de personnes sincères. Elles expriment la vérité sous les différents aspects qu'elle présente, en raison des points de vue multiples d'où elle est susceptible d'être envisagée.
La F∴ M∴, se distingue des églises par ce fait qu'elle ne se prétend point en possession de la Vérité. L'enseignement maçonnique ne comporte ni dogmes, ni credo d'aucune sorte. Chaque Maçon est appelé à construire par lui-même l'édifice de ses propres convictions. C'est dans ce but qu'il est initié à la pratique de l'Art de la Pensée.
Si la F∴ M∴ ne se livrait qu'à la spéculation pure, elle resterait dans le domaine abstrait sans compatir aux maux qui accablent l'humanité. Or ces maux ont leur répercussion sensible dans le cœur de tout homme généreux. L'initié, par suite, ne s'isole point du monde. Il se garde d'imiter ces mystiques égoïstes qui cherchent la perfection loin du contact de la corruption générale. Il partage moins encore l'indifférence des satisfaits qui ne visent qu'à jouir de faveurs accordées au petit nombre.
La force d'une association réside essentiellement dans la cohésion de ses membres. Plus ils sont unis, et plus ils sont puissants. En Maçonnerie, l'union n'est point l'effet d'une discipline imposée: elle ne peut naître que de l'affection que ressentent les uns pour les autres les Initiés. Il est donc de la plus haute importance de contribuer par tous les moyens à resserrer les liens qui unissent les Maçons.
Au-dessus des lois conventionnelles, il est une Loi idéale, écrite dans le cœur des hommes de bien. C'est à cette règle souveraine que l'Initié se soumet sans réserve. |
The initiation rites have no sacramental virtue. The Profane, who has been received as a Mason according to traditional forms, has not acquired, by this fact alone, the qualities which distinguish the enlightened thinker from the unintelligent and uncouth man. The initiation ceremony has value except inasmuch as it is the first step towards the development of a program that the Neophyte must follow in order to gain possession of all his faculties. The Apprentice Mason's first duty is, therefore, to meditate on the teachings of the ritual, in order to conform his conduct to them. This is his duty par excellence, his only duty which includes all the others.
Prohibiting oneself from speaking, in order to force oneself to listen, is an excellent intellectual discipline, when one wants to learn to think. Ideas are matured through silent meditation, which is a conversation with oneself. The reasoned opinions result from intimate debates, which engage in the secrecy of the thought. A wise man thinks a lot and speaks little.
A Mason must refrain from any disclosure likely to prejudice the Freemasonry or its members.
It is always presumptuous to become the judge of an opinion, whatever it may be. All divergent views that emerge are equally respectable when they emanate from sincere people. They express the truth under the different aspects that it may present, because of the multiple points of view from which it is likely to be considered.
Freemasonry differs from churches in that it does not claim at all to be in possession of the Truth. Masonic teaching does not involve dogmas or creeds of any kind. Each Mason is called to build for himself the edifice of his own convictions. It is for this purpose that he is initiated into the practice of the Art of Thinking.
If Freemasonry were to engage only in pure speculation, it would remain in the abstract realm, without sympathizing with the evils that beset mankind. Now these evils have their perceptible repercussions in the heart of every generous man. The initiate, therefore, does not isolate himself from the world. He is careful not to imitate those egoistic mystics who seek perfection away from contact with general corruption. Much less does he share the indifference of those who are satisfied and aim only to enjoy the favors granted to the few.
The strength of an association lies primarily in the cohesion of its members. The more united they are, the more powerful they are. In Masonry, union is not the effect of an imposed discipline: it can only arise from the affection that Initiates feel for one another. It is, therefore, of the utmost importance to contribute by all means to strengthen the ties that unite the Masons.
Above the conventional laws, there is an ideal Law, written in the hearts of good men. It is to this Sovereign Rule that the Initiate submits unreservedly. |

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A chaque grade maçonnique se rattache une instruction par demandes et réponses. R. — La Franc-Maçonnerie. D. — Donnez-moi le mot sacré. D. — Comment avez-vous été introduit en Loge? D. — Que nous apprend la coutume de s'informer de l'heure avant d'agir?
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To each Masonic degree corresponds an instruction in the form of questions and answers. A. — Freemasonry. Q. — Give me the sacred word. Q. — How were you introduced into the Lodge? Q. — What can we learn from the custom of knowing the time before acting?
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PREMIERS ÉLÉMENTS DE PHILOSOPHIE INITIATIQUE [PRIMARY ELEMENTS OF INITIATIC PHILOSOPHY]
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La Science était jadis l'apanage du petit nombre. Elle ne se transmettait que sous le sceau du secret, à des hommes choisis dont on exigeait de rares qualités morales.
La science qui s'enseigne dans nos universités ne tient compte que de ce qui frappe les sens. Elle n'envisage que le côté extérieur des choses et repousse les notions d'ordre purement intelligible. Cette science du dehors, de l'apparent, du visible, c'est la Science profane de pro fanum, devant le Temple. Nul ne songe à la mépriser, mais elle ne doit pas faire négliger ce qu'on appelait jadis la Science sacrée, c'est-à-dire la science de ce qui est caché, de ce qui est invisible ou intérieur.
Ce qui n'est pas visible se révèle à qui sait regarder au dedans de soi. Cette vue renversée sur elle-même, fait découvrir un vaste domaine de connaissances indépendantes de toute observation matérielle. Ce sont des notions qui s'imposent par leur propre évidence. Elles se rapportent à ce qui est nécessairement et constituent ainsi la science de l'absolu, qui ne souffre pas plus d'incertitude que les mathématiques. |
Science was once the preserve of a few. It was transmitted only under the seal of secrecy to chosen men, from whom rare moral qualities were required.
The science that is taught in our universities takes into account only what strikes the senses. It only considers the external side of things and rejects the notions of a purely intelligible order. This science of the external, of the apparent, of the visible, is the profane Science (from pro fanum: in front of the Temple). No one thinks of despising it, but it should not lead to neglecting what was once called the Sacred Science, that is, the science of what is hidden, of what is invisible or interior.
What is not visible is revealed to the one who knows how to look within himself. This view reversed on itself, reveals a vast field of knowledge independent of all material observation. These are notions that impose themselves by their own obviousness. They relate to what necessarily is, and thus constitute the science of the absolute, which suffers no more uncertainty than mathematics. |

Genèse des chiffres dits «arabes».
Ils se composent d'un nombre d'éléments rectilignes correspondant à leur valeur et peuvent
s'extraire d'une figure constituée par une croix inscrite dans un carré.
Genesis of so-called "Arabic" numbers.
They are made up of a number of rectilinear elements corresponding to their value and can be
extracted from a figure consisting of a cross inscribed in a square.
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Pour faciliter l'étude des nombres, la F∴ M∴ fait usage d'emblèmes attirant l'attention sur leurs propriétés essentielles. — Le nouvel Initié, néanmoins, ne discerne tout d'abord aucun symbole se rapportant au nombre
Un. |
To facilitate the study of numbers, Freemasonry uses emblems, drawing attention to their essential properties. - The new Initiate, however, does not first discern any symbol relating to the number One. |

Le Principe pensant universel, représenté par Indra, divinité védique dispensatrice de la pluie spirituelle,
animatrice du monde. — Chacun des cheveux de cette figure correspond à une individualité pensante.
The Universal Thinking Principle, represented by Indra, Vedic divinity dispenser of spiritual rain,
animator of the world. — Each of the hairs in this figure corresponds to a thinking individuality.
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Tout centre suppose une circonférence. L'unité abstraite est donc indissolublement lié à la Multiplicité concrète. Quelle est cette Cause? Quel est le principe premier dont dérivent toutes choses? |
Every center supposes a circumference. Abstract unity is, therefore, indissolubly linked to the concrete Multiplicity. What is this Cause? What is the first principle from which all things are derived? |
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Le Binaire — The Binary
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Nous ne pouvons comprendre, c'est-à-dire prendre mentalement, que ce qui donne prise à nos facultés intellectuelles. Or, celles-ci ne peuvent saisir l'Etre dans son unité radicale. L'infini échappe à notre entendement, tout en s'imposant à notre raison, qui est tenue de s'incliner devant les vérités transcendantes en reconnaissant son impuissance. (Le Récipiendaire se courbe jusqu'à terre en franchissant le seuil du Temple). |
We can only understand, that is to say, take mentally, that which gives support to our intellectual faculties. These, however, cannot grasp the Being in its radical unity. The infinite escapes our understanding, while imposing itself on our reason, which is required to bow before transcendent truths by recognizing its impotence. (The Candidate bows to the ground when crossing the threshold of the Temple). |

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Cette femme est noire, pour indiquer le caractère mystérieux et secret de la science antique. Ses mains font le ligne de l'ésotérisme (ce qui est intérieur, inaccessible aux sens et d'ordre purement intelligible). La droite est dirigée vers le ciel, la gauche vers la terre. Cela signifie: «Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas». C'est le principe de l'analogie universelle, base de l'interprétation de tous les symbolismes.
Les colonnes symboliques rappellent les obélisques couverts d'hiéroglyphes qui se dressaient devant les temples égyptiens. On les retrouve dans les deux tours du portail des cathédrales gothiques. Ce sont les colonnes d'Hercule qui marquent les limites entre lesquelles se meurt l'esprit humain. Ce domaine de ce qui nous est connu a pour image le voile d'Isis, tendu de l'une des colonnes a l'autre. |
This woman is black, to indicate the mysterious and secret character of ancient science. Her hands form the line of esotericism (what is interior, inaccessible to the senses and of a purely intelligible order). The right is directed towards the sky, the left towards the earth. It means: "What is above is like what is below." This is the principle of universal analogy, the basis for the interpretation of all symbolisms.
The symbolic columns are reminiscent of the obelisks covered with hieroglyphics that stood in front of Egyptian temples. They are found in the two towers of the portal of Gothic cathedrals. It is the Pillars of Hercules that mark the limits between which the human spirit is dying. This area of what is known to us has as a symbol the veil of Isis, stretched from one of the columns to the other. |
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La Vérité soulevant le voile de Maya,
(d'après un ancien tarot de la Bibliothèque Nationale).
Truth Lifting the Veil of Maya,
(based on an ancient tarot from the National Library).
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Ce rideau nous dérobe la vue de la Réalité vraie, qui se renferme dans le mystère de l'Unité. Nous prêtons une objectivité décevante aux qualités contraires que nous attribuons aux choses. Nous sommes ainsi le jouet de Maya, la déesse de l'Illusion, qui nous tient fascinés sous le charme de ses enchantements. |
This curtain hides from us the view of true Reality, which is enclosed in the mystery of the Unity. We attribute a deceptive objectivity to the contrary qualities which we attribute to things. We are thus the toy of Maya, the goddess of Illusion, who keeps us fascinated under the spell of her enchantments. |

LA SIRÈNE ROYALE DU BASILE VALENTIN
Ses mamelles répandent du sang (colonne J) et du lait (colonne B).
Elle nage dans l'Océan dont elle est la source. (La Matière première dont tout se forme).
THE ROYAL MERMAID OF BASIL VALENTINE
Her udders spill blood (column J) and milk (column B).
She swims in the Ocean of which she is the source. (The raw material from which everything is formed).
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Deux est le nombre du discernement, qui procède par analyse, en établissant des distinctions incessantes, sur lesquelles rienne saurait se baser. L'esprit qui refuse de s'arrêter dans cette voie se condamne à la stérilité du doute systématique, à l'opposition impuissante, à la contestation perpétuelle. Ce Binaire est celui de Méphistophélès, le contradicteur qui toujours nie. La Tri-Unité de toutes choses est le mystère fondamental de l'Initiation intellectuelle. Le Maçon qui pare sa signature de trois points en triangle donne à entendre qu'il sait ramener par le Ternaire le Binaire à l'Unité. Si réellement il s'est élevé à la hauteur du point qui domine les deux autres, il ne se perdra jamais en de vaines discussions, car il percevra sans difficulté la solution qui se dégage d'un débat contradictoire. Jugeant de haut sans le moindre parti pris et en toute liberté d'esprit, il fera jaillir la lumière du choc de l'affirmation et de la négation. On distingue trois parties dans l'ensemble de l'emblème: |
Two is the number of discernment, which proceeds by analysis, making incessant distinctions, on which nothing can be based. The mind, which refuses to stop on this path, condemns itself to the sterility of systematic doubt, to powerless opposition, to perpetual contestation. This Binary is that of Mephistopheles, the opponent who always denies.
The Tri-Unity of all things is the fundamental mystery of the intellectual Initiation. The Mason who adorns his signature with three points in a triangle implies that he knows how to bring back the Binary to the Unit through the Ternary. If he has really risen to the point which dominates the other two, he will never lose himself in any fruitless discussions, because he will easily perceive the solution that emerges from an adversarial debate. Judging with high-mindedness, without the slightest bias, and with complete freedom of mind, he will bring forth the light of the clash of affirmation and negation. Three parts are distinguished in the set of the emblem: |

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Dans ce tableau, le premier terme est actif, la second est passif par rapport au premier, mais actif par rapport au troisième, qui est pleinement passif. Les bijoux distinctifs des trois premiers officiers sont une illustration frappante de la loi du Ternaire.
Les anciens Maçons faisaient reposer leur œuvre sur trois grands piliers nommés SAGESSE, FORCE et BEAUTÉ, en l'honneur d'antiques déesses auxquelles les imagiers du Moyen-Age ont consacré trois des vingt-deux compositions allégoriques du Tarot. Elle est l'Intelligence qui conçoit le projet de l'édifice et en arrête le plan. |
In this table, the first term is active, the second is passive with respect to the first, but active with respect to the third, which is fully passive. The distinctive jewels of the first three officers are a striking illustration of the law of the Ternary.
The ancient freemasons made their work rest on three great pillars called Wisdom, Strength and Beauty, in honor of ancient goddesses to whom the image makers of the Middle Ages have consecrated three of the 22 allegorical compositions of the tarot. She is the Intelligence which conceives the project of the edifice and decrees the plan. |

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La vraie Liberté appartient à l'homme affranchi de la tyrannie des vices et des passions, aussi bien que de la servitude des erreurs et des préjugés. Elle n'est le propre que de l'Initié qui resta libre, fût-il chargé de fers par les ennemis du bien. La Liberté réelle et inaliénable: l'homme la porte en lui-même et nul despote ne peut y attenter. |
True Freedom belongs to man freed from the tyranny of vices and passions, as well as from the bondage of errors and prejudices. It is only the property of the Initiate who remained free, even if he was burdened with chains by the enemies of good. Real Freedom is inalienable: man carries it within himself, and no despot can attempt against it. |

Lion, Ox, Man, Eagle
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La quadruple purification subie par l'Initié doit lui enseigner à surmonter les attractions élémentaires. Celles-ci s'exercent en s'opposant deux par deux. On fait correspondre la première à la Terre, qui symbolise la lourdeur, l'opacité, le positivisme matériel, l'inertie, etc. |
The fourfold purification undergone by the Initiate must teach him to overcome elemental attractions. These are exercised by opposing each other two by two. The first is made to correspond to the Earth, which symbolizes heaviness, opacity, material positivism, inertia, etc. |

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La décoration et l'arrangement intérieur d'un lien de réunion exercent une influence marquée sur l'esprit de ceux qui s'y rassemblent. Un temple maçonnique doit donc être autre chose qu'une simple salle de conférences. Le plafond est parsemé d'étoiles. De même que les tentures, il est bleu comme la voûte céleste qui enveloppe de toutes parts la terre, figurée par le parquet du local. |
The decoration and interior arrangement of a meeting place exerts a marked influence on the minds of those who gather there. A Masonic temple must, therefore, be more than a simple conference hall. The ceiling is dotted with stars. Like the wall covering, it is blue like the celestial vault which envelops the earth on all sides, represented by the floor of the room. |

Les Figures du Livre de l'Apprenti
Figures from the Apprentice Book
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Frontispice. — L'Apprenti devant la Pierre brute qu'il doit dégrossir à l'aide du ciseau et du maillet. |
Frontispiece. - The Apprentice in front of the Rough Stone which he must rough-hew using the chisel and the mallet. |